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13 mai 2008

L'enquête sur le meurtre de Hariri aurait interrogé le propriétaire d'un quoditien koweitien

Le très bon (et sérieux) blog de Joshua Landis, Syria Comment, vient de reproduire un article en français concernant une évolution récente de l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri. Ces informations me semblent particulièrement intéressantes, je les recopie ici pour ne pas le perdre...

Je tiens cependant à mettre un bon gros avertissement:

  • il s'agit, selon Joshua Landis, d'un article du quotidien As-Saoura; il me semble qu'il s'agit de l'organe officiel du parti Baas en Syrie;
  • l'article serait basé sur un article d'un autre quotidien, koweitien, Al-Diwan; je n'ai évidemment pas accès à ce quotidien (est-il en ligne, à quelle adresse?);
  • article qui, lui-même, cite «des sources de presse au siège de l'ONU à New York»;
  • pourquoi cet article est-il en français?
  • c'est donc de l'information de troisième main (au moins), à partir d'une source anonyme, avec traitement final par le parti Baas syrien.
Bref, gaffe. Super-gaffe.

Il se joue là quelque chose d'important. Soit une manipulation syrienne, soit une manipulation Hariri.

Le 13 mars 2008, Mohamed Zuhair As-Siddiq, témoin-clé (ou manipulateur, manipulé, on ne sait plus...) dans l'assassinat de Hariri, retenu en France, disparaît. Bernard Kouchner reconnaît que l'homme a disparu. As-Siddiq est-il gênant pour les Syriens ou pour les Hariri, les deux thèses s'affrontent. La thèse, disons, «pro-syrienne», prétend qu'As-Siddiq a été soudoyé par le clan Hariri pour apporter un faux témoignage à Dehtlev Mehlis mettant en cause les plus hautes instances syriennes. Deux thèses «anti-syriennes»: (a) Siddiq est vraiment un témoin capital; (b) c'est un affabulateur envoyé dans les pattes de l'enquête internationale par la Syrie pour piéger et décrédibiliser Mehlis.

Après sa disparition, ses frères (Imad et Omar) accusent depuis la Syrie la France d'avoir facilité son enlèvement ou sa liquidation. Le lendemain, le journal koweitien As-Syassa affirma s'être entretenu au téléphone avec As-Siddiq, qui aurait déclaré: «Je vis caché, dans un endroit tenu secret, près de la France ou du Tribunal international, et je vais bien.» (Selon Jürgen Cain Külbel – dont je me méfie, m'enfin bref –, As-Syassa appartient au clan Hariri.)

Le 11 avril, un article de L'Orient-Le Jour résumait cette histoire de disparition-réapparition.

Encore une fois, ce qui suit est à prendre avec des pincettes. Info-intox... Cependant, nombre des informations seraient vérifiables. Cet article du Baas syrien existe-il? Pourquoi est-il en français? L'article du Diwan existe-t-il? Une délégation de la commission d'enquête s'est-elle déplacée au Koweit? Y a-t-elle interrogé pendant 3 jours le patron d'As-Syassa? As-Syassa appartient-il à Saad Hariri? Autant de petites choses que des journalistes devraient parvenir à vérifier. (Je ne suis pas journaliste et, non, je ne peux pas vérifier moi-même.)

La Commission d’enquête internationale sur l’assassinat de l’ancien Premier Ministre libanais HARIRI interroge le propriétaire du quotidien koweitien As-Syassa
1 mai 2008

Le quotidien koweitien Al-Diwan a rapporté citant des sources de presse au siège de l’ONU à New York et d’autres sources au sein des bureaux du quotidien koweitien Al-Siyssa qu’une délégation de la commission d’enquête internationale sur l’assassinat de Hariri composée de 3 enquêteurs accompagnés de techniciens et d’analystes d’informations s’était rendue au Koweït où elle avait interrogé pendant 3 jours et au rythme de 10 heures par jours l’éditeur et propriétaire du quotidien koweitien As-Siyassa Ahmed EL-JARALLAH connu pour ses positions alignées sur les forces du 14 février au Liban et accusé par l’opposition d’être le porte parole d’Israël et des alliés des Etats-Unis au Liban.

L’interrogation de M.EL-JARALLAH s’inscrit dans le cadre d’une enquête secondaire ouverte par le nouveau chef de la commission d’enquête internationale sur l’assassinat de HARIRI sur la présence de groupes et de réseaux chargés de fournir des fausses informations ainsi que des faux témoins à la commission d’enquête pour brouiller le cours de l’enquête qu’elle mène sur l’attentat ayant coûté la vie en 2005 à Beyrouth à l’ancien Premier Ministre libanais, Rafic HARIRI.

Selon des sources à l’ONU, le magistrat BELLEMARE a décidé de former une telle commission après avoir subi de fortes pressions de la part de la Russie, de l’Afrique du Sud, de la Libye, et de la Chine pour le pousser à prendre les mesures adéquates contre ceux qui veulent faire avorter l’action de la commission d’enquête internationale.

Le magistrat BELLEMARE a réussi à mettre la main grâce à l’aide de l’une de ces grandes puissances (peut-être la Russie) sur des enregistrements audio, des messages électroniques, et des fax contenant des ordres reçus par le propriétaire du quotidien koweitien As-Siyassa et son réseau de la part de responsables de la propagande auprès du député Saad HARIRI à savoir : le Ministre libanais Marwan HAMADE, le député Bassem EL-SABAA, les deux conseillers de Saad HARIRI, le journaliste Fares KHACHAN et Hanni HAMOUD.

Ces responsables font partie d’autres réseau de propagande liés à la famille HARIRI, à Israël et à ses collaborateurs libanais aux Etats-Unis et qui appartiennent au soi disant groupe mondial de soutien à la révolution du cèdre à savoir : Ziad ABDELNOUR, Walid FARESS, Jo BIANI, Tom HARB, et Kabalan FARES.

Le rédacteur des affaires juridiques au sein du quotidien koweitien Al-Diwan, M.Hamed YOUSSEF a affirmé avoir suivi cette question sur le terrain et obtenu une confirmation des informations fournies par les sources de presse à l’ONU de la part d’une partie indépendante à savoir : un haut fonctionnaire au sein du quotidien koweitien As-Syassa qui lui a affirmé que Ahmed EL-JARALLA avait refusé d’accéder à la demande de la commission d’enquête internationale de venir à Beyrouth sous prétexte que sa vie était en danger.

M.YOUSSEF a également affirmé que l’agent d’Ahmed EL-JARALLAH à Beyrouth Samir GHERIAFI écrivait dans les journaux sous le pseudonyme de Hamad GHERIAFI et qu’il prétendait être installé à Londres alors qu’il travaille au bureau de Marwan HAMADE à Beyrouth et ne réside pas à Londres comme l’a découvert la commission d’enquête internationale.

Les sources de presse à l’ONU d’ajouter : 7 enquêteurs de la commission d’enquête internationale sur l’assassinat de HARIRI sont entrés dans les bureaux du quotidien As-Siyassa accompagnés d’agents de sécurité en civil pour interroger Ahmed EL-JARALLAH qui a nié être impliqué dans un réseau sécuritaire et médiatique chargé de propager des rumeurs pour brouiller l’action de la commission d’enquête.

Selon ces sources, ce réseau est composé de dizaines de journalistes dont Samir GHERIAFI et un autre journaliste installé à Paris à savoir : Nizar NAIOUF, propriétaire du site électronique Al-Hakika (la vérité) et qui reçoit une somme mensuelle de 1500 euros de la part de Saad HARIRI.

Cette somme est virée sur le compte de NAYYOUF à Paris par l’intermédiaire de Bassil YARED chargé par Saad HARIRI de verser des pots de vin et d’acheter les consciences dans la capitale française.

9 commentaires:

Anonyme a dit…

"Le très bon (et sérieux) blog de Joshua Landis, Syria Comment"
Est-ce bien le même Landis aka-le-beau-fils-d'un-membre-de-la-nomenklatura-baassiste qui a traficoté une citation d'un chercheur américain pour inculper Michel Kilo, l'intellectuel syrien ?
Effectivement! C’est très « sérieux » tout ça. Surtout quand il y a des gorilles derrières qui suivent.
Et alors quand vous dites : “C’est donc de l'information de troisième main (au moins), à partir d'une source anonyme, avec traitement final par le parti Baas syrien.Bref, gaffe. Super-gaffe"
Comment faudrait-il le prendre ? Pensez-vous encore qu'il est si "bon (et sérieux)" que ça le Landis ?
Le cinéaste absolument… mais pas le scribe appliqué du Baas. Va falloir qu’on parle un jour de vos fréquentations ya Abou Nidal. Mais je dois avouer, au moins avec les contradictions qui s’accélèrent de jour en jour, vous remettez (un peu) vos sources en question. Seriez-vous prêts pour une rupture épistémologique ? Encore un effort.

Nidal a dit…

C'est le Joshua Landis qui a déjà répondu à cette accusation balancée par Michael Young du Daily Star.

Anonyme a dit…

"positions alignées sur les forces du 14 février au Liban"

C'est encore un nouveau mouvement ?
Plus sérieusement, est-ce juste une coquille ? Cela témoigne-t-il d'un sérieux manque de rigueur dans la (les) traduction(s) de l'article, ou bien d'un sérieux manque de finesse dans la falsification ?

Nidal a dit…

«Manque de finesse dans la falsification»? Faites un effort. Le 14 février, c'est la mort de Rafic Hariri. Les communiqués syriens qualifient systématiquement le «14 Mars» de «14 Février», ça n'est pas nouveau.

Leb Christian a dit…

Je tiens a signaler que Joshua Landis n'a rien de serieux. Je regrette que des lors que tu trouves quelque chose qui appuie ton point de vue, tu le qualifies de tres bon.

Joshua Landis est marie a une syrienne de Lattaqieh. Dois je etre plus precis pour montrer qu'il n'a rien de serieux?

Il a ete demontre que Joshua Landis ne serait pas totalement innocent dans l'affaire de l'arrestation de Michel Kilo.

Nidal a dit…

«Joshua Landis est marie a une syrienne de Lattaqieh. Dois je etre plus precis pour montrer qu'il n'a rien de serieux?»

Oui, tu devrais être plus précis. Être marié à une syrienne ne présume pas de ce qu'il écrit. C'est typiquement une attaque ad hominem.

Michel Kilo, lui, est carrément syrien. Ça n'est évidemment pas un argument qu'on peut utiliser contre lui (enfin, si, c'est justement parce qu'il est syrien qu'il est en prison en Syrie).

«Il a ete demontre que Joshua Landis ne serait pas totalement innocent dans l'affaire de l'arrestation de Michel Kilo.»

Oui, c'est l'accusation proférée par Michael Young, à laquelle Joshua Landis a déjà longuement répondu.

Anonyme a dit…

PLus precis? Bien, tres bien. Joshua Landis est marie a une syrienne de lattaqieh. Or, Lattaqieh est la ville natale de ?

Allez mon garcon, tu veux que je t'aide encore un peu?

En ce qui concerne l'implication de Joshua Landis dans l'affaire Michel Kilo, Michael Young n'est pas le seul a avoir denonce l'imprudence (pour ne pas dire bassesse) de Joshua Landis. Quand a la reponse de Joshua Landis, elle n'apporte aucun element qui permet de dedouanner Joshua de son implication dans cette affaire.

Mais j'ai comme l'impression que les faits t'importe peu. Ce qui est important c'est de trouver toutes les sources d'information (pour ne pas dire propagande) qui appuie ta these, qussi peu credible qu'elle ne soit.

Nidal a dit…

Alors Joshua Landis est marié à une syrienne de Lattaqieh, qui se trouve à 30km de la ville natale de Hafez Assad (Qardaha). Donc...

Donc ça n'est pas de l'argumentation, c'est le Da Vinci Code.

Anonyme a dit…

mon grand, rien ne se fait à Lattaqieh sans l'accord / l'influence du cercle de Lattaqiote. Donc, au lieu de jouer au con, et occulter l'éléphant en face de toi, ai le courage de reconnaitre que ton Josh favori, n'a rien de sérieux, et en tout cas rien de neutre.